Décolonisation : quand l’aide occidentale s’installe en Afrique
Après les indépendances africaines, l’aide occidentale change de visage. Coopération, développement et ONG s’installent dans une Afrique sortie…
Au-delà de la religion, l’islamisme politique partagea avec le nazisme des affinités idéologiques : antisémitisme, autoritarisme et haine de l’Occident. Retour sur la rencontre historique entre Hitler et le mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini.
L’islamisme moderne ne doit pas être confondu avec l’islam religieux. Il s’agit d’une idéologie politique née en 1928 en Égypte avec la création des Frères musulmans par Hassan al-Banna.
Leur but : instaurer un État islamique fondé sur la charia et rejeter la modernité occidentale perçue comme décadente.
Dès ses débuts, le mouvement développe une rhétorique antijuive, anti-britannique et anti-libérale, dans un contexte où l’Europe est déjà traversée par les idéologies totalitaires.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un personnage va incarner ce pont entre islamisme et nazisme : Amin al-Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem.
Fervent nationaliste et antisémite, il s’oppose à la création d’un foyer juif en Palestine sous mandat britannique. En 1941, il trouve refuge à Berlin, où il rencontre Adolf Hitler.
Le mufti promet alors de soutenir la cause nazie dans le monde arabe en échange d’un engagement allemand contre le sionisme.
Hitler y voit une opportunité stratégique pour affaiblir les Britanniques au Moyen-Orient.
À partir de là, Amin al-Husseini diffuse de la propagande antisémite en arabe depuis Radio Berlin, appelant les musulmans à soutenir la lutte contre les Alliés et contre les Juifs.
Sous son influence, les nazis forment plusieurs divisions musulmanes dans les Balkans, dont la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar, composée principalement de Bosniaques musulmans.
Ces unités, dirigées par des officiers allemands, participent à des opérations de répression contre les partisans yougoslaves.
L’engagement du mufti aux côtés du Reich fut donc bien plus qu’un simple soutien symbolique : il s’agissait d’une collaboration militaire et idéologique.
À la fin du conflit, Amin al-Husseini échappe à la justice internationale et trouve refuge au Moyen-Orient, où il continue d’influencer les mouvements islamistes naissants.
Dans les années 1950, un autre penseur, Sayyid Qutb, reprend le flambeau idéologique. Ses écrits, nourris d’antisémitisme et de haine de l’Occident, inspireront plus tard Al-Qaïda et les Frères musulmans contemporains.
L’héritage nazi se retrouve ainsi dans :
Confondre islamisme et islam serait une erreur majeure.
L’islam est une religion millénaire, riche de traditions spirituelles et culturelles.
L’islamisme politique, en revanche, est une instrumentalisation de la foi à des fins de pouvoir.
Son alliance ponctuelle avec le nazisme ne relevait pas de la religion, mais d’un calcul politique fondé sur la haine et la domination.
Aujourd’hui encore, certaines rhétoriques islamistes — notamment autour du complot sioniste, de la diabolisation d’Israël ou du rejet de l’Occident — portent les traces de cette propagande d’origine nazie.
Ce passé dérangeant rappelle combien l’idéologie islamiste n’est pas une continuation de l’islam, mais bien une dérive totalitaire inspirée en partie par les modèles fascistes européens du XXe siècle.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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