Décolonisation : quand l’aide occidentale s’installe en Afrique
Après les indépendances africaines, l’aide occidentale change de visage. Coopération, développement et ONG s’installent dans une Afrique sortie…
Dans les années 80 et 90, certaines discothèques proposaient des spectacles de lancer de nain. Retour sur une pratique aujourd’hui impensable et sur le débat juridique qu’elle a provoqué.
Dans l’ambiance survoltée des discothèques des années 80 et 90, tout devait être plus grand, plus provocant, plus choquant.
C’est dans ce contexte qu’apparaît le “lancer de nain”.
Le principe était simple : une personne de petite taille, équipée de protections, était projetée sur un matelas ou une cible, souvent dans un cadre festif et alcoolisé.
À l’époque, cela se voulait provocateur, décalé, presque burlesque.
Aujourd’hui, cela paraît inimaginable.
Le phénomène n’a jamais été massif, mais il a marqué les esprits.
En France, l’affaire prend une tournure juridique majeure en 1995 lorsque le Conseil d’État valide l’interdiction décidée par la commune de Morsang-sur-Orge.
La décision repose sur un principe inédit à l’époque : la dignité de la personne humaine fait partie de l’ordre public.
Même si la personne concernée est volontaire.
Cette décision devient un tournant dans la jurisprudence européenne.
Contrairement à la France, la Belgique n’a jamais adopté de décision emblématique sur le sujet.
Aucune loi spécifique n’a été votée pour interdire explicitement le lancer de nain.
Mais cela ne signifie pas que la pratique aurait été tolérée durablement.
Les autorités communales disposent du pouvoir d’interdire un spectacle portant atteinte à l’ordre public ou à la dignité humaine.
Avec l’évolution des mentalités et du droit anti-discrimination, ce type d’événement serait aujourd’hui immédiatement bloqué.
Le lancer de nain appartient à une période où la provocation faisait partie du marketing des établissements de nuit.
Les années 80 et 90 ont vu naître des spectacles et des mises en scène qui cherchaient à choquer pour attirer l’attention.
Beaucoup de ces pratiques ont disparu non pas uniquement sous la pression des lois, mais parce que la société a évolué.
Ce qui faisait rire hier choque aujourd’hui.
Ce qui semblait “délire” est devenu symbole de débat sur la dignité humaine.
Plus qu’un simple spectacle, le lancer de nain est devenu un marqueur historique.
Il illustre le moment où les sociétés européennes ont commencé à redéfinir la frontière entre divertissement, liberté individuelle et respect de la personne.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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