Décolonisation : quand l’aide occidentale s’installe en Afrique
Après les indépendances africaines, l’aide occidentale change de visage. Coopération, développement et ONG s’installent dans une Afrique sortie…
De la collaboration du Mufti de Jérusalem avec les nazis à l’antisémitisme d’État en Iran, cet article retrace les racines idéologiques de l’islamisme politique et sa haine des juifs.
Dans les années 1930, Haj Amin al-Husseini, Grand Mufti de Jérusalem, devient l’une des figures les plus influentes du nationalisme arabe. Antisioniste acharné, il franchit un cap historique en s’alliant avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.
Exilé en Allemagne, il rencontre Adolf Hitler en 1941 et s’engage activement dans la propagande nazie à destination du monde arabe. Il participe à la création de divisions musulmanes de la Waffen-SS dans les Balkans et diffuse des discours radio où il appelle à l’extermination des juifs.
L’image du Mufti aux côtés de Hitler reste aujourd’hui un symbole fort de cette alliance idéologique entre islamisme radical et antisémitisme européen.
Lorsque le régime de Vichy prend le pouvoir en France en 1940, ses lois antisémites sont immédiatement appliquées dans les colonies. En Algérie, cela se traduit par l’abrogation du décret Crémieux, qui avait accordé la citoyenneté française aux juifs d’Algérie.
Des milliers de juifs sont alors exclus de l’administration, de l’éducation et de la société coloniale. Si les autorités françaises en sont responsables, certains Algériens musulmans ont aussi profité de cette mise à l’écart. Ce contexte a contribué à creuser un fossé entre juifs et musulmans en Algérie, avec des répercussions durables après l’indépendance.
Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran est devenu l’un des principaux foyers de l’islam politique chiite. Sous l’impulsion de l’ayatollah Khomeini, le régime théocratique a fait de la haine d’Israël un pilier idéologique. Le slogan officiel « Mort à Israël » (et parfois « Mort aux Juifs ») est régulièrement scandé dans les manifestations officielles.
L’Iran finance, arme et soutient le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza et d’autres groupes islamistes radicaux qui prônent la destruction d’Israël. Si le régime revendique un antisionisme politique, il flirte régulièrement avec un antisémitisme beaucoup plus large, relayé dans ses médias et dans certains discours religieux.
Depuis des décennies, la cause palestinienne est devenue un levier de mobilisation pour de nombreux régimes ou groupes islamistes. Mais ce soutien est souvent instrumentalisé : il ne s’agit pas de défendre les droits d’un peuple opprimé, mais de justifier la haine d’Israël – et plus largement celle des juifs.
Cette confusion est alimentée par une propagande virulente, qui mêle les thématiques religieuses à des récits complotistes (« les juifs contrôlent le monde », etc.). Cela a contribué à banaliser un antisémitisme virulent dans certains pays ou quartiers, y compris en Europe.
L’erreur – ou la stratégie – des islamistes consiste à se présenter comme les représentants légitimes de l’ensemble des musulmans. Or, cette idéologie politique totalitaire est rejetée par de nombreux musulmans eux-mêmes.
Il est donc crucial de faire la distinction :
En confondant les deux, on alimente la haine… et on fait exactement le jeu des extrémistes.
De la collaboration du Mufti de Jérusalem avec Hitler à l’idéologie anti-juive du régime iranien, une même logique se retrouve : instrumentaliser la religion pour justifier la haine.
Comprendre ces racines historiques, c’est mieux lutter contre les dérives contemporaines. Sans haine, sans amalgame, mais avec lucidité.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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