Décolonisation : quand l’aide occidentale s’installe en Afrique
Après les indépendances africaines, l’aide occidentale change de visage. Coopération, développement et ONG s’installent dans une Afrique sortie…
Molenbeek n’est pas devenu islamiste par hasard. Immigration mal gérée, ghettoïsation, salafisme et laxisme politique : retour sur 40 ans d’aveuglement belge.
Partie 1 — De l’immigration ouvrière au bastion islamiste
Dans les années 60, la Belgique signe des accords avec plusieurs pays pour importer de la main-d’œuvre bon marché. Parmi eux : le Maroc (1964), la Turquie, la Tunisie.
Les premiers arrivants sont souvent des hommes seuls, venus travailler dans les mines, la sidérurgie ou le nettoyage urbain. Le quartier de Molenbeek, proche du canal et des usines, devient un point d’arrivée pratique et peu coûteux.
Mais l’État belge ne prévoit rien d’autre que le travail.
Pas de programme d’intégration, pas de politique culturelle, pas d’encadrement linguistique.
Les travailleurs immigrés deviennent vite des familles immigrées. Et Molenbeek devient un ghetto ethnique, au fil des décennies.
Dans les années 80-90, les Belges « de souche » désertent progressivement le quartier.
Les écoles se communautarisent, les commerces aussi. Les femmes se voilent, puis se recloîtrent. Les services sociaux et l’État reculent.
Ce n’est plus l’immigration : c’est la séparation silencieuse.
Molenbeek devient un territoire à part, un quartier où l’on vit dans une autre langue, une autre culture, une autre vision du monde.
C’est à ce moment-là que les premiers réseaux salafistes s’implantent.
Des prédicateurs formés en Arabie saoudite, en Syrie ou au Pakistan commencent à diffuser un islam ultra-rigoriste, antisioniste, anti-occidental, anti-femmes.
Et ils trouvent un terrain fertile :
Dans les années 90, la Belgique accueille aussi des réfugiés politiques venant d’Irak, d’Algérie, de Tchétchénie ou de Bosnie.
Si beaucoup fuient des régimes violents, certains importent leur idéologie avec eux.
Des anciens membres du GIA algérien, des sympathisants de Ben Laden, ou des islamistes fréristes s’installent tranquillement à Bruxelles.
Ils tiennent des librairies islamiques, dirigent des associations, infiltrent des mosquées…
Et tout cela sans que personne ne réagisse.
Dans les années 2000, Internet change la donne.
YouTube, forums, Facebook deviennent les nouveaux lieux de prêche.
On n’a plus besoin d’un imam radical : il suffit d’un téléphone et d’un algorithme bien orienté.
À Molenbeek, des jeunes désœuvrés tombent dans les discours :
Il regarde ailleurs.
Molenbeek devient une zone hors radar, jusqu’au jour où l’Europe découvre, horrifiée, que les terroristes de Paris venaient… de Belgique.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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