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Rima Hassan : d’un amour juif à la radicalité pro-Palestine

Née dans un camp palestinien, Rima Hassan a connu une ascension fulgurante jusqu’au Parlement européen. D’un amour juif et d’une étoile de David au cou à la militante pro-Palestine arrêtée deux fois par Israël, son parcours dévoile les contradictions d’une femme devenue symbole de fracture politique.

Rima Hassan Terroriste Hamas

Une enfance de réfugiée devenue histoire française

Rima Hassan naît en 1992 dans le camp palestinien de Neirab, près d’Alep, en Syrie. Issue d’une famille réfugiée, elle grandit dans un contexte marqué par l’exil et la mémoire du conflit israélo-palestinien.
Elle arrive jeune en France avec sa mère, s’intègre rapidement, apprend la langue, et s’impose par un parcours académique brillant. Étudiante en droit international, elle se spécialise dans le droit d’asile et le sort des réfugiés.

En 2019, elle fonde l’Observatoire des camps de réfugiés, un projet humanitaire salué par certains médias. Mais déjà, ses prises de parole tranchées sur la Palestine attirent l’attention : derrière la juriste, une militante politique se profile.

L’histoire intime qui étonne : l’amour, la foi et la rupture

Avant son engagement politique, Rima Hassan connaît une histoire d’amour avec un jeune homme juif. L’épisode est relaté dans le livre de Nora Bussigny, Les Nouveaux Antisémites (Albin Michel, 2025).
Selon l’autrice, Hassan était alors fascinée par la culture juive, au point de connaître certaines fêtes religieuses mieux que la famille de son compagnon. En 2014, lors d’un séjour au Liban, elle aurait même porté une étoile de David autour du cou, symbole d’ouverture et de respect envers la religion de l’autre.

Mais à son retour en France, tout change. D’après Bussigny, la jeune femme se radicalise, passant de la curiosité à la défiance. C’est à cette période qu’elle aurait commencé à relayer sur X (ancien Twitter) des contenus liés à Alain Soral et une quenelle de Dieudonné. Ces affirmations n’ont jamais été prouvées par des archives publiques, mais elles sont reprises dans plusieurs médias.

Ce basculement marque la naissance d’un personnage politique nouveau : plus dur, plus affirmé, plus idéologique.

L’entrée en politique et la ligne dure

Rima Hassan s’engage dans le militantisme pro-palestinien. En 2023, elle fonde Action Palestine France, et rejoint peu après La France Insoumise. En 2024, elle est élue députée européenne sur la liste LFI.
Dès ses premiers discours, elle se distingue par son ton sans compromis : dénonciation de “l’apartheid israélien”, usage du slogan “From the river to the sea”, et soutien inconditionnel au peuple palestinien.

Ses adversaires y voient un discours dangereux, proche du lexique du Hamas ; ses soutiens saluent au contraire un courage politique que peu osent afficher à ce niveau.

Les flottilles pour Gaza : symbole et récidive

En juin 2025, Rima Hassan embarque sur le voilier Madleen, membre de la “Freedom Flotilla” qui tente de briser le blocus de Gaza. Le navire est intercepté par la marine israélienne. Hassan est brièvement détenue, puis expulsée.

En octobre 2025, elle récidive avec la flottille Global Sumud. Même scénario : interception, détention administrative, expulsion vers la Grèce. Israël applique sa doctrine habituelle : intercepter, neutraliser, expulser.
L’objectif est clair : éviter de transformer des activistes étrangers en prisonniers politiques.

Des rumeurs ont circulé sur les réseaux selon lesquelles Rima Hassan aurait jeté son iPhone à la mer avant son arrestation. Aucune source crédible (Reuters, AP, Euronews) ne le confirme.

Les rumeurs Hamas et Hezbollah

Ses participations répétées à ces flottilles et ses déclarations virulentes lui valent des accusations de proximité avec le Hamas ou le Hezbollah.
Mais à ce jour, aucune preuve ne montre un lien direct. Les seules “preuves” avancées sur les réseaux — notamment une photo la prétendant aux côtés de Yahya Sinwar, chef du Hamas — se sont révélées être des montages.

Les observateurs s’accordent : Rima Hassan n’est pas affiliée au Hamas, mais sa rhétorique et ses alliances militantes la placent sur une ligne politique sympathisante du mouvement palestinien le plus radical.

L’affaire ORPI : la vidéo qui fait scandale

Autre épisode marquant : en 2025, à Paris, Rima Hassan filme deux agents immobiliers d’ORPI la menaçant de “On va te la brûler, ta Palestine”.
L’entreprise licencie les deux salariés et présente ses excuses.
Mais la séquence divise : certains affirment qu’elle aurait provoqué la scène avant de sortir son téléphone, d’autres pensent qu’elle a simplement réagi à une agression raciste.
La vidéo ne montrant pas le début de l’échange, l’intention réelle de chacun reste sujette à interprétation.

Une figure “radioactive” de la politique française

Aujourd’hui, Rima Hassan est l’une des figures les plus controversées du Parlement européen.
Pour ses partisans, elle incarne la résistance face au “silence complice” de l’Europe sur Gaza.
Pour ses détracteurs, elle symbolise la dérive idéologique d’une gauche radicale qui flirte avec le sectarisme.

Arrêtée deux fois par Israël, expulsée sans poursuite, encensée par LFI et diabolisée par la droite, elle s’impose comme une figure médiatique incontournable. Son nom évoque à la fois la lutte pour la Palestine et la fracture du débat public français.

Ce qu’on peut affirmer aujourd’hui

  • Rima Hassan a été arrêtée deux fois par Israël (juin et octobre 2025), puis expulsée sans poursuite.
  • Aucun lien direct avec le Hamas ou le Hezbollah n’a été prouvé.
  • Les accusations de retweets Soral/Dieudonné reposent sur le témoignage d’une autrice, sans preuve archivistique.
  • L’affaire ORPI est réelle, mais la vidéo ne permet pas d’établir qui a provoqué la scène.
  • Son parcours personnel illustre un contraste saisissant : d’une jeunesse ouverte à la culture juive à un engagement pro-palestinien radical.
Saad van Nassouwe

Article écrit le 10 octobre 2025
Saad van Nassouwe

Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.





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