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L’arrestation de trois suspects en Belgique pour un projet d’attentat rappelle que la menace islamiste demeure bien réelle. Avec la guerre entre Israël et le Hamas, les services européens redoutent une nouvelle vague de radicalisation et d’attentats en Europe.
Depuis plusieurs semaines, les services antiterroristes européens multiplient les alertes. En Belgique, un projet d’attentat visant un ministre a été déjoué début octobre : trois individus ont été interpellés alors qu’ils préparaient une attaque à l’aide d’un drone piégé.
Cet épisode rappelle que la menace islamiste n’a jamais disparu. Avec la guerre entre Israël et le Hamas, branche armée des Frères musulmans, le risque d’une radicalisation violente sur le sol européen s’intensifie.
Selon Europol, la menace terroriste en Europe reste « aiguë ». Le rapport TE-SAT 2024 note que le jihadisme demeure le principal moteur des tentatives d’attentats, qu’ils soient coordonnés ou isolés.
Les services de renseignement néerlandais ont confirmé qu’au moins dix attaques jihadistes avaient été déjouées en 2023 à travers le continent.
La Belgique, quant à elle, maintient son niveau de menace à 3 sur 4. Le souvenir des attentats de Bruxelles en 2016 reste présent dans les esprits, et les autorités redoutent un retour de la violence à bas bruit : attentats opportunistes, radicalisation en ligne, infiltration idéologique.
Il est aujourd’hui établi que le Hamas et les Frères musulmans partagent la même matrice idéologique : un islam politique, totalisant, cherchant à imposer la loi religieuse dans la sphère publique en Europe.
Leur stratégie repose sur une double approche :
Cette infiltration lente mais méthodique a permis à certains réseaux de s’ancrer durablement dans les structures sociales et politiques européennes. Plusieurs rapports de renseignement belges et français évoquent cette “prise de place” discrète dans les quartiers sensibles, les associations locales ou même les partis politiques.
Depuis plusieurs années, un grand nombre d’ONG humanitaires ou sociales actives autour des causes musulmanes sont dirigées par des responsables issus de la même mouvance.
La majorité d’entre eux agissent avec sincérité, mais certaines structures servent aussi de relais idéologiques, notamment via des campagnes pro-Hamas, des positions anti-israéliennes radicales ou un discours de victimisation permanente.
Sur le plan politique, les partis de gauche – en particulier le PS en Belgique et leurs équivalents européens – ont parfois favorisé l’émergence de figures communautaires au nom de la “diversité”.
Mais cette stratégie s’est retournée contre eux : certains élus, ouvertement religieux, refusent désormais de condamner le Hamas, ou reprennent à leur compte des éléments de langage importés du discours islamiste.
Ce mélange entre foi personnelle et calcul électoral crée une confusion dangereuse dans les démocraties européennes.
La “zabiba”, marque sombre que l’on observe sur le front de certains musulmans très pratiquants, symbolise souvent une piété assidue.
Mais lorsqu’elle s’associe à une rhétorique militante ou à un engagement politique marqué, elle peut aussi révéler une orientation idéologique plus rigide.
Ce signe, purement religieux à l’origine, devient alors un marqueur d’appartenance culturelle et parfois politique.
Il faut rappeler que connaître profondément le Coran ne conduit pas automatiquement à la violence, mais que certaines lectures littérales et militantes instrumentalisent les versets du texte sacré pour justifier la haine, la domination ou la guerre sainte.
C’est ce glissement — de la spiritualité à l’idéologie — qui constitue le vrai danger.
Les services européens redoutent plusieurs formes d’attaques dans les mois à venir :
À cela s’ajoute le risque d’une guerre intérieure latente : montée de la haine communautaire, violences urbaines, instrumentalisation politique de la foi.
Les États européens doivent désormais agir sur deux fronts :
La sécurité passe autant par la fermeté que par l’intelligence collective.
L’attentat déjoué en Belgique n’est pas un incident isolé : c’est un symptôme d’une époque où la guerre idéologique se mondialise.
Les Frères musulmans, le Hamas et leurs relais européens exploitent la moindre faille : émotionnelle, politique, ou identitaire.
Si l’Europe veut éviter de revivre les années 2015–2020, elle devra conjuguer réalisme sécuritaire et lucidité morale.
La guerre de demain ne se jouera pas seulement au Proche-Orient : elle se joue déjà ici, dans nos quartiers, nos écoles et nos institutions.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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