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Le Maroc a toujours été du bon côté de l’Histoire

De Mohammed V à Mohammed VI, le Maroc s’est distingué par sa tolérance et son rôle de médiateur. Aujourd’hui encore, entre accueil des Juifs d’origine marocaine et diplomatie à l’ONU, le royaume reste du bon côté de l’Histoire.

Le Maroc a toujours été du bon côté de l’Histoire

Un héritage historique toujours présent

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le sultan Mohammed V refusa d’appliquer les lois antisémites imposées par Vichy. Ce geste de résistance fit du Maroc un pays à part, affirmant que les Juifs marocains faisaient pleinement partie de la nation.

Plus largement, le royaume a toujours assumé une identité plurielle. Après l’Inquisition espagnole, des milliers de Juifs séfarades trouvèrent refuge au Maroc. Et malgré l’émigration massive vers Israël après 1948, le pays a conservé un attachement profond à son héritage judéo-marocain.

Le Maroc, gardien de la mémoire juive

Aujourd’hui, bien que la communauté juive marocaine se soit réduite à quelques milliers de personnes, le royaume entretient activement cette mémoire :

  • restauration de synagogues et cimetières,
  • musées consacrés à la culture judéo-marocaine,
  • reconnaissance du judaïsme marocain dans la Constitution de 2011 comme composante de l’identité nationale.

Là où beaucoup d’États de la région ont effacé ce passé, le Maroc a choisi la mémoire et la reconnaissance.

Des retours, mais pas un exode

On a parfois parlé de « réfugiés juifs au Maroc ». En réalité, il ne s’agit pas d’un exode massif, mais de retours de Juifs d’origine marocaine qui redécouvrent leurs racines. Certains s’installent partiellement, d’autres entretiennent des liens familiaux et culturels.

Ces mouvements tiennent davantage à l’identité et à la nostalgie qu’à un exil forcé. Cela n’enlève rien au fait que le Maroc reste un pays où les Juifs peuvent trouver une place reconnue.

À l’ONU en 2025 : une diplomatie de médiation

Le 26 septembre 2025, lors du discours de Benjamin Netanyahu à l’Assemblée générale des Nations unies, plus d’une centaine de diplomates ont quitté la salle : délégations arabes, asiatiques, mais aussi des représentants européens, dont l’Espagne.

Le Maroc, lui, est resté.

Ce choix reflète une ligne diplomatique claire :

  • défendre la cause palestinienne,
  • mais sans céder à la politique du boycott,
  • et maintenir son rôle de médiateur crédible, capable de parler à toutes les parties.

Maroc du dedans, Maroc du dehors

Cette posture est vécue différemment selon l’endroit où l’on se trouve :

  • Les Marocains vivant au Maroc restent majoritairement attachés à leur roi, perçu comme le garant de stabilité et d’unité nationale.
  • Certains MRE (Marocains Résidant à l’Étranger), influencés par les débats européens, tiennent parfois un discours beaucoup plus critique, voire hostile à la monarchie.

Cette fracture illustre un défi social majeur : préserver la cohésion nationale tout en intégrant les influences de la diaspora.

Conclusion : une continuité assumée

De la protection des Juifs sous Mohammed V aux retours actuels de familles juives marocaines, en passant par le choix assumé de rester à l’ONU en 2025, le Maroc démontre une constance rare : celle d’un pays qui, malgré les pressions, choisit souvent le bon côté de l’Histoire.

Saad van Nassouwe

Article écrit le 27 septembre 2025
Saad van Nassouwe

Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.





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