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Le "rappeur" belge Youssef Swatt’s et l’ancienne ministre Écolo Bénédicte Linard incarnent une mouvance écolo-insoumise qui confond humanitaire et provocation politique. La flottille pour Gaza devient un symbole d’idéologie plus que d’aide réelle.
Dans la nuit du 7 au 8 octobre 2025, plusieurs bateaux de la flottille Thousand Madleens ont été interceptés par la marine israélienne.
À bord de l’un d’eux, le Anas Al-Sharif, se trouvait le « rappeur » belge Youssef Swatt’s, figure du militantisme artistique et « gagnant » de l’émission Nouvelle École sur Netflix.
Son message : “Nous avons été kidnappés par Israël.”
En réalité, il ne s’agissait pas d’un enlèvement, mais d’une interception militaire prévisible, dans une zone de blocus déclarée.
Les participants savaient parfaitement qu’ils seraient arrêtés — c’est même le cœur du scénario.
Cette flottille n’était pas un convoi humanitaire, mais une opération de communication politique où chaque arrestation devient un post, chaque image une arme narrative.
Le concept est toujours le même : naviguer vers Gaza “pour livrer de l’aide”, en sachant qu’aucun bateau n’atteindra la côte.
Le but réel ? Provoquer l’interception pour dénoncer Israël dans les médias.
Un jeu de rôle géopolitique où les activistes se présentent en “martyrs pacifistes”, et Israël en “oppresseur militariste”.
C’est une bataille d’images :
Mais derrière la mise en scène, l’aide humanitaire reste symbolique, souvent dérisoire face à la souffrance réelle de Gaza.
Ce qui frappe, c’est la convergence politique de cette flottille.
Aux côtés de militants français de La France Insoumise (comme Alma Dufour et Farida Amrani), on retrouve le soutien appuyé de Bénédicte Linard, ancienne ministre Écolo de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Sans embarquer physiquement, elle a publiquement soutenu l’initiative et ses participants, reprenant le vocabulaire victimaire de LFI : “kidnapping”, “crime humanitaire”, “solidarité internationale”.
Une position révélatrice : les partis écologistes européens, jadis centrés sur l’environnement, glissent aujourd’hui vers l’altermondialisme moral et les postures anti-occidentales.
La “solidarité avec Gaza” devient un badge de vertu, un moyen d’exister politiquement, même si l’action ne change rien.
L’alliance morale entre Écolo et LFI n’est pas une alliance officielle, mais une communauté d’émotion et de posture :
Cette fusion entre l’écologie sentimentale et l’extrême gauche insoumise produit un étrange hybride : l’écolo-soumission.
Un militantisme où la morale remplace la raison, où l’émotion supplante les faits, et où l’on confond résistance et provocation.
Le Anas Al-Sharif n’a pas atteint Gaza, mais il a atteint son objectif : faire le buzz.
Des tweets, des vidéos, des articles, et une indignation bien calibrée.
Pendant ce temps, le peuple de Gaza reste dans le silence du réel, loin des caméras, loin des hashtags.
La flottille n’a rien livré — sauf une leçon :
En 2025, la guerre ne se joue plus sur les mers, mais sur les réseaux.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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