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La Belgique reçoit ses F-35 flambant neufs, trop puissants pour son petit espace aérien. Pendant que les pilotes s’entraîneront à l’étranger, les Français ruminent encore l’échec du Rafale. Ironie du ciel : on ne peut pas tout avoir, surtout l’ego.
C’est officiel : la Belgique reçoit ses premiers F-35 Lightning II, ces avions de chasse furtifs made in USA censés remplacer les bons vieux F-16.
Un bond technologique, une facture salée… et un petit malaise à Paris.
Car oui, pendant que les Belges modernisent leur flotte, les Français, eux, avalent difficilement la pilule : leur cher Rafale, symbole de fierté nationale, n’a pas séduit Bruxelles.
Et ça, dans l’Hexagone, ça passe aussi mal qu’une frite sans mayonnaise.
TF1 l’a dit avec ironie : “La Belgique se dote de F-35 tout neufs… mais son espace aérien ne permet pas l’entraînement des pilotes.”
Ce qu’ils oublient de préciser, c’est que même les F-16, dans les années 80, avaient déjà ce problème.
Notre espace aérien est minuscule, saturé de vols civils et de couloirs commerciaux.
Les pilotes belges allaient déjà s’entraîner à l’étranger, notamment aux Pays-Bas, en Allemagne et aux États-Unis.
Autrement dit :
Ce n’est pas le F-35 qui est trop grand pour la Belgique,
c’est la Belgique qui est trop petite pour l’aviation moderne.
Mais ça, évidemment, les Français ne le diront pas trop fort…
Sinon il faudrait admettre que leur fameux Rafale aurait eu le même souci.
Chaque fois qu’un pays européen choisit le F-35, Paris ressort la même chanson :
“Les Américains manipulent tout ! Le Rafale est meilleur !”
Sauf que la Belgique n’a pas signé pour un concours d’égo, mais pour un partenariat militaire efficace au sein de l’OTAN.
Et puis, soyons honnêtes :
on préfère encore que nos pilotes s’entraînent aux États-Unis que d’apprendre à voler dans le vent des promesses françaises.
Alors oui, nos F-35 décolleront sans doute d’ailleurs.
Mais au moins, ils voleront.
Pendant que certains, plus au sud, continuent à nous expliquer que le Rafale est “un chef-d’œuvre d’ingénierie” — sans trop remarquer que même leurs voisins préfèrent aller faire un tour chez Lockheed Martin.
La Belgique n’a peut-être pas de grand ciel,
mais elle a su garder les pieds sur terre :
acheter un F-35, c’est investir dans l’avenir.
Acheter un Rafale, c’est investir dans la nostalgie.
Et si les Français sont en PLS, qu’ils se rassurent :
on leur laissera toujours un peu d’air… pour râler.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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