Les jeunes rejettent-ils l’intelligence artificielle ou le monde du travail qu’elle prépare ?
Alors que les entreprises investissent massivement dans l’intelligence artificielle, une partie des jeunes travailleurs semble plus méfiante que…
L’extrême-gauche, qui se prétend antifasciste, adopte aujourd’hui les méthodes qu’elle dénonce : censure, intimidation, refus du débat. En cherchant à imposer une vérité unique, elle s’éloigne des principes démocratiques qu’elle prétend défendre.
L’extrême-gauche s’autoproclame gardienne de la morale politique, défenseure des opprimés et rempart contre le fascisme. Pourtant, ses méthodes rappellent de plus en plus celles qu’elle dénonce : marginalisation de la parole dissidente, violence verbale et culturelle, intimidation des contradicteurs. L’antifascisme, autrefois un combat contre les totalitarismes, s’est transformé en une idéologie d’exclusion qui refuse toute nuance.
Dans les universités, les médias ou les réseaux sociaux, cette gauche radicale ne tolère plus la contradiction. Les débats sont remplacés par des tribunaux moraux. Ceux qui osent questionner la ligne officielle sont immédiatement disqualifiés, accusés de racisme, de sexisme ou d’extrême droite. Cette logique binaire détruit la complexité du réel et enferme le débat public dans une vision manichéenne où il n’existe plus qu’un seul camp légitime : le leur.
Le philosophe Karl Popper l’avait déjà compris : une société tolérante ne peut pas survivre si elle tolère l’intolérance. En refusant d’écouter ou de débattre, l’extrême-gauche trahit ce principe fondamental. Ce qui était censé protéger la démocratie devient alors un outil pour la museler. Popper dénonçait déjà cette dérive des idéologies qui, au nom du bien, finissent par imposer un dogme autoritaire.
Sous couvert de progressisme, la gauche radicale impose ses codes moraux, son vocabulaire et ses interdits. Les mots deviennent des armes, les idées des fautes, et la peur de « mal penser » s’installe. La démocratie repose pourtant sur la confrontation des opinions, pas sur leur uniformisation. Lorsqu’une idéologie prétend détenir la vérité absolue, elle cesse d’être un courant d’idées pour devenir un pouvoir coercitif.
Aujourd’hui, l’extrême-gauche ne se contente plus de combattre ses adversaires : elle cherche à les faire taire. En niant le droit à la parole, elle trahit la démocratie qu’elle prétend défendre. Le vrai danger pour nos sociétés ne vient plus seulement des extrêmes droites, mais aussi de ces nouvelles formes d’intolérance « vertueuses » qui transforment la liberté d’expression en délit moral.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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