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De Mélenchon à Manon Aubry, en passant par le PTB belge, l’extrême gauche européenne s’est transformée en haut-parleur du Hamas. Sous couvert de solidarité, elle diffuse une propagande anti-israélienne dangereuse, mêlant idéologie, désinformation et complaisance envers l’islamisme.
Depuis plusieurs années, une partie de la gauche européenne s’est détournée de la raison pour se réfugier dans le symbole. Israël est devenu, à ses yeux, le mal absolu ; Gaza, le théâtre d’un récit héroïque où les « opprimés » sont sanctifiés et les « puissants » diabolisés. Ce manichéisme simpliste séduit un électorat émotif, mais il efface toute nuance : le Hamas n’est plus un groupe terroriste, il devient une « résistance ». Et ceux qui osent rappeler la réalité des faits sont aussitôt accusés de « soutenir le génocide ».
Ce renversement moral atteint son paroxysme quand des élus européens défendent, parfois sans le dire ouvertement, un mouvement islamiste qui prône la destruction d’Israël et l’application stricte de la charia. Le Hamas ne libère pas le peuple palestinien, il le tient en otage. Il détourne l’aide humanitaire, contrôle les médias, manipule les civils et instrumentalise leurs souffrances pour nourrir sa guerre médiatique. Pourtant, une partie de la gauche occidentale choisit délibérément d’ignorer cette réalité, préférant se bercer d’images fabriquées pour alimenter sa cause idéologique.
L’épisode de la « flottille pour Gaza » en est l’illustration parfaite. Présentée comme une mission de paix, elle s’est transformée en opération de communication, instrumentalisée par les réseaux pro-Hamas et relayée par les élus d’extrême gauche. On y prétend avoir « brisé l’embargo » ou « libéré la mer », alors que la pêche côtière est toujours autorisée et que les restrictions imposées par Israël concernent uniquement la zone maritime au large, pour des raisons sécuritaires. Cette simplification outrancière, transformée en victoire symbolique, montre à quel point la gauche radicale préfère l’image à la vérité.
Les chiffres sont pourtant clairs : la majorité de l’aide humanitaire à Gaza transite par Israël, y compris les denrées alimentaires, le carburant et le matériel médical. Mais une part importante de cette aide est saisie ou revendue par le Hamas. Ce sont donc les Gazaouis eux-mêmes qui en subissent les conséquences, pendant que les réseaux islamistes accusent Israël de « famine organisée ». Aucune famine n’a été constatée par l’ONU selon les critères internationaux, mais cela n’empêche pas certains élus européens de répéter ce mensonge pour alimenter leur indignation sélective.
Contrairement à ce que prétend la propagande de l’extrême gauche, Gaza ne produit presque pas ses propres ressources.
Ces données sont publiques, vérifiées par l’ONU et par plusieurs ONG internationales. Cela signifie qu’en réalité, la survie énergétique et hydrique de Gaza dépend largement d’Israël — l’État même que le Hamas jure de détruire.
Un paradoxe total, mais que la gauche radicale préfère taire pour préserver son narratif idéologique.
Le plus inquiétant dans cette dérive, c’est la fusion progressive entre la rhétorique marxiste et la propagande islamiste. Sous le masque de la lutte des classes, on retrouve désormais la haine d’Israël, la glorification des martyrs et la justification de la violence. Les valeurs progressistes ont été trahies par ceux-là mêmes qui prétendent les incarner. La gauche d’hier défendait la liberté, la laïcité et la démocratie ; celle d’aujourd’hui défend des régimes théocratiques et des groupes armés qui exécuteraient les militants LGBT qu’elle dit protéger.
La complaisance médiatique amplifie encore cette confusion. Par peur d’être taxés d’islamophobie ou d’antipalestinisme, beaucoup de journalistes et d’intellectuels ferment les yeux sur les dérives du Hamas et sur la manipulation de l’opinion. L’extrême gauche a compris que le champ médiatique est plus puissant qu’un champ de bataille, et elle s’en sert avec un cynisme redoutable.
Face à ce déferlement idéologique, Israël incarne à la fois la cible idéale et le symbole de résistance : un État démocratique, entouré d’ennemis, qui survit malgré les pressions et la haine. Il dérange parce qu’il réussit. Et c’est précisément pour cela qu’il cristallise les obsessions de l’extrême gauche européenne, incapable d’admettre que dans ce conflit, la démocratie et la modernité se trouvent du côté israélien, pas de celui des islamistes.
L’extrême gauche ne défend plus la justice, elle défend sa propre mythologie. En s’alliant idéologiquement au Hamas, elle tourne le dos à l’universalisme et trahit l’héritage des Lumières qu’elle revendique pourtant. La compassion n’est plus humaniste, elle est sélective et instrumentalisée. Et pendant que la gauche européenne s’enfonce dans ses contradictions, le Hamas, lui, continue de manipuler les foules — avec leur bénédiction.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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