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Des appels à « chasser les Israéliens » circulent en Europe, rappelant les années 30. Pourtant, la Palestine fut d’abord le foyer des Hébreux. Antisémitisme, haine et falsification de l’histoire forment un cocktail explosif.
Depuis quelques mois, l’Europe voit ressurgir des scènes qui rappellent étrangement les heures les plus sombres de son histoire. Aux Pays-Bas, une vidéo virale a récemment circulé sur les réseaux sociaux appelant à repérer, chasser et agresser les Israéliens, accusés d’être des « criminels de guerre ». Quelques heures plus tard, deux touristes israéliens ont été violemment attaqués dans un parc de vacances en Flevoland. La police néerlandaise a ouvert une enquête, mais le signal est clair : la haine est de retour dans l’espace public.
Ce n’est pas un incident isolé. Déjà en novembre 2024, des supporters du Maccabi Tel-Aviv avaient été pris pour cible à Amsterdam, simplement parce qu’ils étaient Israéliens. Plus récemment, en France, un parc d’attractions a refusé l’accès à un groupe de touristes israéliens sous un prétexte fallacieux de « travaux ».
Petit à petit, l’exclusion s’installe : on refuse des clients, on agresse des familles, on cible des étudiants juifs. Toujours avec les mêmes excuses, mais toujours pour la même raison : leur identité.
L’histoire nous a déjà montré comment ces dérives commencent :
En 2025, nous voyons déjà les deux premières étapes en Europe. Et ce qui glace le sang, c’est que la société semble s’habituer.
Ce que beaucoup oublient, c’est que la terre qu’on appelle aujourd’hui « Palestine » a été le foyer historique des Hébreux bien avant l’arrivée de l’islam (VIIᵉ siècle).
Dire que cette terre « appartiendrait » exclusivement aux Palestiniens arabes est donc un contresens historique. L’islam y est arrivé plus d’un millénaire après les Hébreux. La réalité, c’est que la Palestine appartient d’abord à l’histoire du peuple juif, et que la légitimité d’Israël s’enracine profondément dans ce passé.
Cette dérive n’est pas portée seulement par des extrémistes religieux. Elle est amplifiée par une partie de l’extrême gauche, qui par idéologie « anti-impérialiste » ou « pro-palestinienne », accepte de justifier l’injustifiable. On se retrouve avec des militants qui crient au « fascisme » partout, mais qui participent eux-mêmes à des pratiques de délit de faciès, rappelant les pires discriminations.
Certains parlent de « génocide » contre les Palestiniens. Or, les chiffres contredisent ce terme : la population palestinienne n’a cessé de croître au cours des dernières décennies. En revanche, ce qui se développe bel et bien en Europe, c’est une chasse aux Juifs et aux Israéliens, où l’on assiste à une normalisation des discriminations et à une explosion des agressions.
Refuser à un groupe de touristes l’accès à un parc, agresser des familles dans un camping, humilier des étudiants : tout cela n’est pas anodin. Chaque fois que la société ferme les yeux, elle valide l’étape suivante. Et c’est exactement ce qui s’est produit dans les années 30.
Aujourd’hui, il faut avoir le courage de le dire :
Les Juifs et les Israéliens ne sont pas des pestiférés.
La terre de Palestine est historiquement juive, foyer des Hébreux bien avant l’islam.
Les exclure, c’est semer les graines de la barbarie de demain.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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