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De Mohammed V à Mohammed VI, le Maroc s’est distingué par sa tolérance et son rôle de médiateur. Aujourd’hui encore, entre accueil des Juifs d’origine marocaine et diplomatie à l’ONU, le royaume reste du bon côté de l’Histoire.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le sultan Mohammed V refusa d’appliquer les lois antisémites imposées par Vichy. Ce geste de résistance fit du Maroc un pays à part, affirmant que les Juifs marocains faisaient pleinement partie de la nation.
Plus largement, le royaume a toujours assumé une identité plurielle. Après l’Inquisition espagnole, des milliers de Juifs séfarades trouvèrent refuge au Maroc. Et malgré l’émigration massive vers Israël après 1948, le pays a conservé un attachement profond à son héritage judéo-marocain.
Aujourd’hui, bien que la communauté juive marocaine se soit réduite à quelques milliers de personnes, le royaume entretient activement cette mémoire :
Là où beaucoup d’États de la région ont effacé ce passé, le Maroc a choisi la mémoire et la reconnaissance.
On a parfois parlé de « réfugiés juifs au Maroc ». En réalité, il ne s’agit pas d’un exode massif, mais de retours de Juifs d’origine marocaine qui redécouvrent leurs racines. Certains s’installent partiellement, d’autres entretiennent des liens familiaux et culturels.
Ces mouvements tiennent davantage à l’identité et à la nostalgie qu’à un exil forcé. Cela n’enlève rien au fait que le Maroc reste un pays où les Juifs peuvent trouver une place reconnue.
Le 26 septembre 2025, lors du discours de Benjamin Netanyahu à l’Assemblée générale des Nations unies, plus d’une centaine de diplomates ont quitté la salle : délégations arabes, asiatiques, mais aussi des représentants européens, dont l’Espagne.
Le Maroc, lui, est resté.
Ce choix reflète une ligne diplomatique claire :
Cette posture est vécue différemment selon l’endroit où l’on se trouve :
Cette fracture illustre un défi social majeur : préserver la cohésion nationale tout en intégrant les influences de la diaspora.
De la protection des Juifs sous Mohammed V aux retours actuels de familles juives marocaines, en passant par le choix assumé de rester à l’ONU en 2025, le Maroc démontre une constance rare : celle d’un pays qui, malgré les pressions, choisit souvent le bon côté de l’Histoire.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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