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Depuis la fin du conflit à Gaza, les partis d’extrême gauche comme le PTB en Belgique et LFI en France déplacent leur colère vers la police, désignée nouveau bouc émissaire du système. Une dérive idéologique qui frise l’absurde.
Depuis la fin de la guerre à Gaza, une partie de la gauche radicale semble orpheline de cause. Privée de ce terrain d’indignation globale, elle a besoin d’un nouvel adversaire pour maintenir la tension militante. Et ce nouvel ennemi, c’est désormais la police, accusée de tous les excès, responsable de toutes les injustices. Entre la France et la Belgique, le discours est identique : LFI et le PTB rivalisent de propositions absurdes pour “encadrer la violence policière”, quitte à désarmer symboliquement l’État face à la délinquance.
Pendant des mois, la gauche radicale a bâti son identité sur la défense de Gaza. Mais une fois le conflit terminé, il fallait trouver un nouveau champ de bataille. En Belgique, le PTB a donc trouvé une “urgence sociale” : la lutte contre les courses-poursuites policières. Une proposition qui, sur le papier, vise à “éviter les drames”, mais qui en réalité traduit un profond mépris pour les forces de l’ordre.
Le PTB a déposé une proposition de loi pour “encadrer” les courses-poursuites. Selon plusieurs médias (7sur7, Sudinfo), le parti souhaiterait interdire aux policiers de dépasser 150 km/h sur autoroute, même en cas de fuite d’un suspect. L’idée serait “d’éviter les morts inutiles”. Mais en pratique, cela reviendrait à interdire toute interception réelle : face à une Porsche ou une Audi RS6 capable d’atteindre 300 km/h, la police serait condamnée à regarder le délinquant s’éloigner.
C’est la logique inversée de la gauche postmoderne : celui qui enfreint la loi serait une “victime du système”, tandis que celui qui la fait respecter devient “violent”. Cette vision déforme le rôle fondamental de l’État et affaiblit la confiance du citoyen envers l’autorité. En France, LFI entretient la même posture, multipliant les slogans contre la “violence policière” sans jamais parler des agressions quotidiennes, des trafics ou des zones de non-droit.
Le PTB et LFI défendent un électorat souvent dépendant de l’État : chômeurs, syndicalistes, fonctionnaires, jeunes précarisés. Ce n’est pas une insulte, c’est une réalité sociologique. Mais cette base électorale, fragilisée économiquement, a besoin d’un discours de révolte pour exister politiquement. Alors, on crée des ennemis imaginaires : l’entrepreneur, le policier, le libéral, le bourgeois. Pendant ce temps, les véritables problèmes – criminalité, insécurité, trafic – restent tabous.
Limiter la vitesse des voitures de police à 150 km/h, c’est presque comique. Mais derrière la bêtise se cache un danger : celui d’un pouvoir politique qui préfère protéger les délinquants que les citoyens. La sécurité devient alors une question idéologique plutôt qu’un devoir républicain. Et dans cette logique absurde, celui qui obéit devient suspect, et celui qui fuit devient “martyr”.
Après Gaza, la police. Demain, ce sera peut-être l’armée, les juges, ou les journalistes indépendants. L’extrême gauche vit de la tension, du désordre, de la polarisation. Mais en s’acharnant contre les forces de l’ordre, elle finit par se couper du peuple qu’elle prétend défendre. Parce qu’au fond, les citoyens, eux, veulent simplement vivre en sécurité, pas en slogans.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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