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Le député européen Marc Botenga (PTB) suit sur X le compte parodique « Satan », suivi par plus de 2,6 millions d’abonnés. Hasard, humour noir ou maladresse symbolique ? Une observation qui en dit long sur la politique à l’ère numérique.
En parcourant le réseau X (anciennement Twitter), une observation a de quoi surprendre : Marc Botenga, député européen du Parti du Travail de Belgique (PTB), figure parmi les abonnés du compte @s8n, autrement dit… Satan.
Ce compte, suivi par plus de 2,6 millions de personnes, est connu pour ses publications sarcastiques sur la morale, la politique, la religion et la société moderne. Derrière cette apparente provocation se cache un humour noir typiquement américain, mélange de cynisme et de critique sociale.

Le PTB a signé un pacte avec Satan ?
Créé en 2008, @s8n se présente avec une phrase d’accroche : « Would you like to make a deal? » (“Souhaitez-vous passer un pacte ?”).
Son profil met en scène un démon en costume, un verre de whisky à la main, et accumule les blagues autour de la tentation, de la damnation ou des contradictions humaines.
Rien de diabolique dans le fond, mais une esthétique volontairement provocatrice, qui s’inscrit dans une culture internet où le second degré règne en maître.
Souhaitez-vous passer un pacte ?
Voir un élu d’extrême gauche suivre un compte appelé Satan peut cependant faire grincer des dents.
D’un point de vue purement symbolique, l’image prête à confusion : le PTB, parti se revendiquant des valeurs de justice sociale et de morale populaire, se retrouve associé – même indirectement – à une figure emblématique du mal.
S’agit-il d’un acte de curiosité personnelle, d’un goût pour l’humour noir, ou simplement d’un clic anodin dans la masse des abonnements ?
Impossible à dire. Mais dans une époque où chaque détail numérique peut être interprété, ce genre de découverte rappelle que les réseaux sociaux sont aussi des miroirs politiques.
Sans y voir une intention malveillante, le fait demeure amusant et révélateur.
Les élus, comme tout citoyen, consomment du contenu satirique, ironique, parfois dérangeant.
Mais dans un climat politique polarisé, où l’image publique se joue à chaque clic, suivre Satan n’est peut-être pas le geste le plus inspiré…
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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