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Fusillades à Bruxelles, viols en hausse à Anvers, violences à Liège : la Belgique fait face à une insécurité grandissante. Sommes-nous entrés dans une guerre intérieure larvée, au point d’envisager le retour de l’armée dans nos rues ?
Pouvoir sortir le soir, dîner au restaurant, se promener dans les rues de Bruxelles, Anvers ou Liège sans craindre une agression : ce droit fondamental semble chaque jour plus compromis.
Les fusillades, agressions et violences urbaines se multiplient.
De nombreux citoyens n’hésitent plus à parler d’une guerre intérieure, une guerre qui ne dit pas son nom mais qui empoisonne la vie quotidienne.
La capitale concentre l’essentiel des violences armées.
Les autorités judiciaires tirent la sonnette d’alarme : les règlements de comptes liés au trafic de drogue plongent certains quartiers dans un climat quasi mafieux.
Au-delà des chiffres, c’est une même réalité qui revient : dans les grandes villes, la criminalité gagne du terrain, et la police peine à suivre.
Cette guerre intérieure se joue sur trois terrains :
Ce n’est pas une guerre militaire, mais une guerre de basse intensité, qui fragilise l’État et use la population.
Après les attentats de 2015-2016, l’opération Vigilant Guardian avait montré l’impact d’une présence militaire dans les rues. Aujourd’hui, certains réclament son retour.
Le débat n’est pas seulement théorique : il concerne la possibilité pour chacun de vivre normalement dans son propre pays.
La Belgique n’est pas officiellement en guerre. Pourtant, ses citoyens vivent au rythme d’une insécurité qui s’étend. Sortir le soir devient un pari, marcher dans certaines rues un risque.
Le dilemme est clair : faut-il accepter des mesures fortes, comme le retour de l’armée dans les grandes villes, pour préserver un minimum de tranquillité ? Ou continuer à subir, au risque de voir se dégrader encore davantage le lien entre les citoyens et l’État ?
La sécurité n’est pas un luxe, c’est la condition même de la liberté. Si la Belgique ne parvient pas rapidement à reprendre le contrôle de ses rues, c’est toute la confiance envers les institutions qui pourrait s’effondrer. La vraie question est désormais : attendrons-nous un drame de plus, ou agirons-nous avant qu’il ne soit trop tard ?
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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