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Plan Trump : le Hamas joue la comédie pour accuser Israël

En acceptant partiellement le plan Trump, le Hamas ne cherche pas la paix mais une victoire médiatique. Son « oui mais » n’est qu’une stratégie de propagande : feindre l’ouverture pour accuser Israël, gagner du temps et renforcer son idéologie islamiste.

Plan Trump et Hamas

Le plan Trump : une proposition ambitieuse

En janvier 2020, Donald Trump avait présenté son plan de paix israélo-palestinien, surnommé le Deal of the Century.
Parmi les principaux points :

  • La création d’un État palestinien avec une capitale située à Abou Dis, près de Jérusalem.
  • Un vaste plan économique et des investissements internationaux pour moderniser Gaza et la Cisjordanie.
  • La démilitarisation des factions armées palestiniennes, en particulier du Hamas.

Longtemps rejeté par les Palestiniens, ce plan refait surface en 2025, après que le Hamas a annoncé publiquement y être « favorable sous conditions ». Une manière de se repositionner politiquement à un moment où la pression internationale s’intensifie.

La réponse du Hamas : un « oui mais » calculé

Début octobre 2025, le Hamas a déclaré accepter certains éléments du plan Trump.
Parmi eux :

  • La libération de tous les otages israéliens, vivants ou morts.
  • L’ouverture aux investissements et à la reconstruction économique de Gaza.

Mais ce « oui » est immédiatement suivi d’un « mais » lourd de conditions :

  • Reconnaissance du Hamas comme acteur politique légitime incontournable.
  • Maintien de sa présence militaire et de son pouvoir local à Gaza.
  • Négociations en amont avant toute application concrète, retardant indéfiniment le processus.

Autrement dit, le Hamas donne une apparence d’ouverture diplomatique tout en verrouillant le fond.

Une stratégie de propagande

Ce double discours est une technique bien connue du Hamas :

  1. Paraître ouvert et pragmatique aux yeux de la communauté internationale.
  2. Poser des conditions impossibles à satisfaire.
  3. Accuser ensuite Israël d’avoir « saboté la paix ».

Cette stratégie fonctionne d’autant mieux que certains médias et partis politiques occidentaux relaient ce discours sans analyse critique, donnant au Hamas une légitimité politique qu’il ne mérite pas.

Le mouvement islamiste reste pourtant fidèle à sa charte fondatrice, qui prône la destruction d’Israël et le rejet de toute forme de démocratie.

Un schéma historique qui se répète

Ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario se joue :

  • Accords d’Oslo (1993-1995) : acceptés puis minés par les attentats et la montée du Hamas.
  • Camp David (2000) : rejet catégorique des propositions américaines par Yasser Arafat.
  • Retrait israélien de Gaza (2005) : au lieu d’un apaisement, le Hamas transforme le territoire en base militaire.
  • Cessez-le-feu successifs : systématiquement rompus par des tirs de roquettes.

À chaque fois, le même schéma : refuser la paix concrète, puis renverser la narration pour faire porter la faute à Israël.

Pourquoi le Hamas ne veut pas la paix

Le Hamas n’a aucun intérêt à une paix durable :

  • Idéologiquement, il demeure enraciné dans l’islam politique des Frères musulmans. Reconnaître Israël ou adopter un cadre démocratique serait une trahison de sa doctrine.
  • Politiquement, il vit du conflit : sans guerre, sans blocus et sans ennemi, il perd sa raison d’être et son contrôle sur la population de Gaza.
  • Stratégiquement, prolonger la guerre lui permet de conserver le soutien d’une partie de la gauche radicale européenne et du monde musulman, qui le voient comme un symbole de « résistance ».

Conclusion

Le « oui mais » du Hamas au plan Trump n’est pas une ouverture diplomatique, mais une manœuvre de propagande.
Derrière le discours d’apparente bonne volonté se cache une stratégie visant à :

  • séduire l’opinion internationale,
  • retarder toute avancée réelle,
  • et surtout accuser Israël de bloquer le processus de paix.

En 2025 comme en 2020, rien n’a changé : le Hamas joue la comédie politique, fidèle à une logique religieuse et idéologique qui rend toute paix durable impossible.

Saad van Nassouwe

Article écrit le 4 octobre 2025
Saad van Nassouwe

Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.





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