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Sans être un complot, l’influence des Frères musulmans s’est installée en Belgique par la voie associative et politique. Une islamisation douce, tolérée par la gauche, qui profite des failles du multiculturalisme et du silence des élites.
En Belgique, le débat sur l’islam politique reste un sujet tabou. Les accusations d’islamophobie ont anesthésié toute critique, tandis qu’une partie du monde politique ferme les yeux sur un phénomène réel : l’influence progressive de la mouvance des Frères musulmans dans certains milieux associatifs et politiques.
Cette influence ne s’impose pas par la force, mais par la stratégie. Et c’est précisément là qu’intervient l’image du cheval de Troie.
Fondé en 1928 en Égypte par Hassan al-Banna, le mouvement des Frères musulmans vise à islamiser les sociétés “par le bas” — à travers l’éducation, la culture et la famille — avant de s’imposer “par le haut”.
En Europe, et en Belgique en particulier, cette stratégie se traduit par la création d’associations religieuses, culturelles et éducatives inspirées de cette idéologie. Le discours se veut modéré, social, parfois antiraciste, mais le fond reste conservateur : reconquête identitaire, rejet de la laïcité et méfiance envers l’Occident.
La Belgique, pays très fragmenté et permissif sur le plan associatif, est un terrain fertile. Des dizaines d’ASBL, d’écoles privées ou d’associations “socioculturelles” gravitent dans la sphère idéologique des Frères musulmans.
Elles ne parlent jamais d’islam politique ouvertement, mais influencent peu à peu les comportements, les normes et les débats : port du voile, repas halal dans les écoles, visibilité religieuse dans l’espace public…
Les partis de gauche — PS, Écolo et PTB — ne partagent évidemment pas cette idéologie. Mais ils en subissent ou exploitent l’influence électorale.
Dans certaines communes, les votes d’origine maghrébine pèsent lourd. Résultat : un climat de complaisance silencieuse s’installe.
On évite les sujets qui fâchent, on ferme les yeux sur les dérives, on soutient certaines associations “de terrain” dont on ne veut pas trop savoir les inspirations.
Ce n’est pas une conspiration, mais une alliance tacite entre intérêts politiques et idéologiques. L’un y gagne des électeurs, l’autre une respectabilité.
L’islamisation en Belgique ne se fait pas par la loi, mais par les mentalités.
Dans certains quartiers, la norme sociale a changé :
Ce glissement, insidieux, mais constant, témoigne d’un changement culturel profond, plus que religieux. Et c’est précisément ce que les Frères musulmans ont toujours cherché : façonner la société sans jamais se montrer au grand jour.
Parler d’islamisation ne doit pas être une stigmatisation. Il s’agit de défendre un modèle de société fondé sur la laïcité, l’égalité et la liberté individuelle, menacé non pas par une religion, mais par son instrumentalisation politique.
Tant que la gauche craindra de perdre des voix, le cheval de Troie continuera d’avancer, doucement, mais sûrement.
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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