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Sous couvert de lutte contre la criminalité, l’Union européenne a tenté d’imposer une loi autorisant le scan de tous les messages privés sur Telegram, WhatsApp ou Signal. La France a soutenu le projet, heureusement stoppé in extremis par l’Allemagne.
Le “Chat Control” visait à autoriser l’analyse automatique de tous les messages, photos et fichiers échangés sur les applications de messagerie chiffrée.
Officiellement, le but était de lutter contre la pédocriminalité et le terrorisme, mais en pratique, ce texte aurait détruit le principe fondamental de la vie privée numérique.
Les services de messagerie comme Telegram, Signal ou WhatsApp auraient été contraints d’installer des systèmes d’analyse capables de scanner les conversations, même chiffrées, avant leur envoi. En clair : vos messages n’auraient plus jamais été vraiment privés.
Selon Pavel Durov, fondateur de Telegram, la France a joué un rôle central dans la promotion de cette loi.
Les anciens et actuels ministres de l’Intérieur, Bruno Retailleau et Laurent Nuñez, ont publiquement soutenu le principe d’un accès policier aux messages privés, tout comme le groupe Renaissance de la majorité présidentielle.
Pour Durov, cette politique ne viserait pas les criminels, qui savent déjà contourner la surveillance via VPN et services cryptés spécialisés, mais bien les citoyens ordinaires, rendus vulnérables à des abus potentiels et à la perte de confidentialité.
Alors que le texte semblait en passe d’être adopté, l’Allemagne a changé sa position au dernier moment, refusant de voter la version actuelle du “Chat Control”.
Ce retournement a empêché l’adoption du texte, offrant un sursis bienvenu aux libertés numériques.
Mais pour Durov, le danger reste réel : « Les dirigeants français continuent de pousser pour un accès total aux messages privés », prévient-il dans son communiqué adressé à tous les utilisateurs européens de Telegram.
L’affaire du Chat Control illustre une tendance inquiétante : sous couvert de sécurité, certains gouvernements européens cherchent à étendre la surveillance des communications privées.
Telegram, Signal et d’autres acteurs du numérique s’y opposent fermement, rappelant que le chiffrement de bout en bout n’est pas un obstacle à la justice, mais une garantie essentielle pour protéger les citoyens contre les dérives autoritaires.
« Aujourd’hui, l’Allemagne a sauvé nos droits. Mais demain, tout peut recommencer. » — Pavel Durov
Saad van Nassouwe est un pseudonyme éditorial utilisé pour les contenus publiés sur belge.media.
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